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mardi 25 août 2015

Blogger : Diététicien Bruxelles - Tous les articles

Les acides gras trans sont-ils plus nocifs pour la santé que les acides gras saturés ? 

Parmi les matières grasses, les fameux "lipides" qui nous effrayent, surtout quand on est au régime, il existe plusieurs catégories. Parmi elles, on retrouve les acides gras saturés : naturels, ces triglycérides sont présents dans le beurre, le lait, le fromage, la charcuterie, le saumon, mais aussi dans l'huile de palme et l'huile de coco. 

Et puis dans une autre catégorie, il y a les acides gras trans, des matières grasses insaturées créées artificiellement par les industriels, notamment pour augmenter la tenue
et la durée de conservation des aliments. La fermeté en est un des critères primordiaux.


Jusqu'ici, les recommandations des diététiciens-nutritionnistes et des professionnels de la santé étaient d'éviter au maximum ces deux types de graisses de notre alimentation quotidienne, afin de se protéger contre divers troubles cardiovasculaires (troubles cardiaques, diabète de type 2 etc.).

Une récente étude de la McMaster University (Canada) pourrait bien faire évoluer les choses...


Les chercheurs qui ont publié leurs travaux dans la revue scientifique British Medical Journal (article de la publication de l'étude) ont comparé et croisé les résultats de 50 études qui analysaient en détail les effets des acides gras saturés et des acides gras trans sur notre santé. 

Verdict : seuls ces derniers SERAIENT associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. 

Ces résultats seront de toute manière à surveiller de près car les recommandations diététiques seront à donner avec prudence en fonction de l'évolution des nouvelles études et aussi de manière à ne pas créer la confusion dans l'esprit des consommateurs!

NDLR : attention toutefois car si les graisses saturées ne sont pas associés à la mortalité toutes causes, les maladies cardiovasculaires, maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral ischémique, ou diabète de type 2, mais la preuve est hétérogène et liée aux limites méthodologiques. Les acides gras trans sont associés à la mortalité toutes causes, mortalité totale et la mortalité coronarienne, probablement en raison de niveaux plus élevés de consommation de gras trans industriels que les gras trans des ruminants. Les directives diététiques doivent examiner attentivement les effets sur la santé des recommandations pour les macronutriments alternatives pour remplacer les gras trans et de graisses saturées.


Interdits dans les cantines de Californie

"A ce jour, nous n'avons rien trouvé qui puisse corroborer l'idée selon laquelle les acides gras saturés auraient un impact négatif sur notre santé cardiovasculaire, explique le Pr. Russell de Souza, principal auteur de l'étude." 

Par contre, les acides gras trans, eux, sont nettement plus nocifs que ce que l'on croyait : la
consommation régulière de ces derniers fait grimper le risque cardiovasculaire de 28 % et de 21 % le risque cardiaque. Cependant, le lien entre les acides gras trans et le diabète de type 2 n'a pas pu être mis en évidence.


Dans certains pays (comme au Danemark ou au Canada), l'utilisation d'acides gras trans dans l'alimentation est sévèrement contrôlée par les autorités sanitaires. En juillet 2008, l'État de Californie (États-Unis) les a bannis des cantines scolaires et des restaurants.
En attendant que de telles mesures arrivent en France, on peut déjà commencer à surveiller plus attentivement les étiquettes de nos produits de consommation courante...

vendredi 21 novembre 2008

Ne pas grossir à la ménopause est-ce possible ?

Le corps se modifie à la ménopause, mais on peut limiter l'impact de ces changements qui ne portent pas tant sur le poids que sur la répartition de la masse maigre et de la masse grasse dans le corps.


Chez les femmes comme les hommes, la tendance générale est de prendre du poids de manière assez régulière entre 20 et 60 ans : jusqu'à une douzaine de kilos en moyenne! Une solution : pratiquer de l'exercice et adopter une alimentation équilibrée.

L'arrêt de la production d'hormones entraîne une modification de la composition corporelle.

La carence estrogénique, c'est-à-dire le manque d'estrogènes lié à l'arrêt du fonctionnement ovarien accélère la diminution de la masse maigre (les muscles) au profit de la masse grasse.

Une augmentation encore plus importante chez les femmes qui font des régimes à répétition et subissent le fameux «yo-yo» : amaigrissement, puis reprise de poids, encore plus importante qu'au départ.

On estime qu'après trois pertes de poids successives de plus de 5 kilos lors de 3 épisodes de yo-yo, la masse maigre est durablement affectée au profit de la masse grasse...

Les facteurs psychologiques peuvent aussi intervenir à cette étape de la vie féminine : atteinte de l'image corporelle et du pouvoir de séduction, difficultés professionnelles, éloignement des enfants, etc...

Ce tournant de la vie (qui laisse pourtant devant lui encore de longues années à vivre) peut avoir des conséquences sur la santé.

Outre l'augmentation du tour de taille, le manque d'estrogènes a tendance à augmenter les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire : tension, excès de lipides sanguins (avec diminution du «bon cholestérol» HDL), tendance au diabète...

Il faut y ajouter, bien sûr, une alimentation équilibrée et suffisamment riche en protéines (viande, poisson, oeufs, produits laitiers).